Mise à part la boisson de soya enrichie, la plupart des boissons végétales offrent un apport moindre en protéines.
Au Canada, le lait contribue de façon notable à l’apport en éléments nutritifs dans l’alimentation.
Teneur en protéines du lait vs les boissons à base de plante
Le contenu en protéines du lait de vache permet de le considérer comme étant une « excellente source de protéines ». Quant à la boisson végétale, si elle contient moins de 6,25 grammes de protéines (dont la qualité nutritionnelle est semblable à celle de la caséine, qui représente près de 80 % des protéines contenues dans le lait de vache) par portion de 250 ml, elle doit porter une mention indiquant qu’elle « n’est pas une source de protéines » sur son emballage. À l’exception de la boisson de soya, la plupart des boissons végétales ne sont pas des sources intéressantes de protéines puisque leur contenu varie entre 0,2 et 4,0 grammes par 250 ml.
D’ailleurs, la faible teneur en protéines des boissons végétales et la variabilité entre les produits disponibles sur le marché peuvent potentiellement réduire l’apport en protéines.

Au Canada, seules les boissons végétales enrichies conformément à la réglementation sont considérées comme des substituts du lait de vache sur le plan nutritionnel, d’où l’importance de bien lire les étiquettes. Une boisson végétale enrichie devra obligatoirement l’être en riboflavine (vitamine B2), en vitamines B12, A et D, de même qu’en calcium et zinc. D’autres éléments nutritifs naturellement présents dans le lait peuvent être ajoutés de manière facultative dans les boissons végétales, comme le phosphore, le potassium et le magnésium.
Qualité des protéines animales vs végétales
Les protéines sont de grosses molécules qui contiennent une ou plusieurs chaînes d’acides aminés, un peu comme les perles d’un collier. Parmi ces acides aminés, certains sont essentiels, c’est-à-dire que notre corps ne peut pas les synthétiser et qu’il doit obligatoirement les puiser dans les aliments. Une protéine complète fournit tous les acides aminés essentiels, dans des proportions qui reflètent les besoins de synthèse du corps.
À l’exception de la gélatine, on dit souvent des protéines animales que ce sont des protéines complètes, comme les protéines du lait, car elles contiennent tous les acides aminés essentiels. Les protéines végétales, généralement pauvres en l’un ou plusieurs acides aminés essentiels, sont qualifiées de protéines incomplètes, à l’exception du soya et de ses dérivés. Toutefois, il est possible de combler ses besoins en acides aminés essentiels à partir de protéines végétales en ayant une alimentation diversifiée, puisque tous les acides aminés essentiels sont présents dans le règne végétal.
Sources :
- Bélanger M. La nutrition, 5e édition. Chenelière Éducation, 2021.
- Chalupa-Krebzdak S et coll. Nutrient density and nutritional value of milk and plant-based milk alternatives. International Dairy Journal. 2018;87:94-92.
- Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2015. Consulté le 8 février 2023.
- Vuillemard JC et coll. Science et technologie du lait, 3e édition. Les Presses de l’Université Laval, 2018.
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